Observatoire National du Premier Emploi 2022

Des jeunes encore trop livrés à eux-mêmes pour entrer dans le monde du travail

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, My Job Glasses publie la nouvelle édition de son Observatoire National du Premier Emploi, réalisée en partenariat avec IPSOS. Dans un contexte de sortie de crise COVID marquée par plusieurs confinements, les jeunes interrogés ont un regard très acéré sur ce qu’ils attendent de la vie active, leur entrée sur le marché du travail et les efforts que doivent accomplir les entreprises pour bien les intégrer. Cette étude vise à mieux cerner la perception qu’ont les jeunes français entre 18 et 30 ans de leur première expérience professionnelle.

Même si la part de jeunes quittant leur premier emploi la première année chute de 46% à 42% entre 2020 et 2022, les résultats révèlent que les jeunes se sentent toujours mal préparés et accompagnés à leur entrée dans la vie active. Les rencontres avec des professionnels sont la solution plébiscitée pour mieux ancrer les jeunes dans la réalité du monde de l’entreprise.

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L’entrée dans la vie active, un saut (trop souvent) dans l’inconnu

L’étude permet de mesurer la difficulté que représente la recherche du premier emploi pour les jeunes : 51% des étudiants estiment qu’il sera difficile de trouver un premier emploi et 43% regrettent d’être mal préparés par leur formation scolaire.

Dans ce contexte, les étudiants parient sur les stages et les alternances pour trouver leur premier emploi (39%). Pourtant, l’étude invalide cette vision. En effet, moins d’1 jeune actif sur 5 a trouvé son premier emploi à l’issue de son stage ou de son alternance (19%). Si le stage et l’alternance offrent une expérience, ils ne débouchent que très rarement sur un emploi. Les entreprises investissent pour former les futurs salariés de leurs concurrents !

Bien que 3 jeunes sur 4 souhaitent exercer un premier emploi dans leur région d’origine, l’impréparation à la vie active entraîne des conséquences très concrètes pour 1/3 d’entre eux qui reconnaissent ne pas avoir d’idée précise du métier qu’ils souhaitent exercer (34%). Cette situation pousse la moitié des jeunes actifs (49%) à avoir fait le choix de leur premier emploi par hasard (27%) ou par nécessité (22%). 42% quittent donc leur premier emploi dans l’année de leur embauche (4 points de mieux qu’en 2020). Si c’était à refaire, 30% choisiraient un autre métier pour leur premier emploi et 28% ne postuleraient pas à nouveau dans l’entreprise de leur premier emploi.

Avec le recul, les jeunes actifs sont ainsi nombreux (71%) à regretter un manque de rencontres avec des professionnels pendant leurs études pour les aider à trouver leur voie.

Le réseau, le meilleur atout pour se lancer, à condition d’être accompagné !

Les jeunes qui ont pu rencontrer un professionnel en 1:1 avant leur entrée sur le marché du travail ont une satisfaction de leur premier emploi très nettement supérieure aux autres (+24 points). Or, seulement 1 jeune sur 5 a pu rencontrer des professionnels en 1:1 pendant son parcours scolaire. Parmi ceux qui n’ont pas rencontré de professionnels, 72% en ont ressenti le besoin mais ne savaient pas qui contacter (39%), n’y avait pas pensé (33%), ne savait pas comment les contacter (26%), ne se sentaient pas légitimes (25%) et ne savaient pas quoi leur demander (25%).

Dans ce contexte, les jeunes sont convaincus des bénéfices apportés par le réseau : s’appuyer sur un réseau en 2022 est jugé important ou indispensable pour 80% d’entre eux (et par 100% des étudiants !). En dépit de cette conviction, 40% des étudiants déplorent ne pas avoir de réseau ! Parmi eux, une grande majorité (65%) se déclarent “mal à l’aise” à l’idée de s’en constituer un. Il existe ainsi un réel besoin d’accompagnement dans la constitution de son réseau professionnel.

L’immense majorité des jeunes (90%) pense que rencontrer un professionnel contribue à se projeter dans un métier ou dans une entreprise. 84% sont d’ailleurs convaincus qu’être accompagné par un ou plusieurs professionnels peut aider dans la recherche de son premier emploi.

« La relation au travail est en train de vivre une révolution à bas bruit (qui va bien au-delà du télétravail). La pandémie est passée par là et a joué comme souvent avec les crises un rôle d’accélérateur et de prise de conscience. Dans les dernières études que nous avons menées, près d’un salarié sur deux déclarent que « la crise va transformer profondément leur relation au travail. » Dans ce contexte, les jeunes actifs comme leurs ainés mais avec moins de contraintes, ont/auront des exigences fortes… d’autant plus fortes qu’ils connaissent mal le monde de l’entreprise. La rencontre avec des professionnels est à l’évidence une voie qu’il faut privilégier… Comme pour les actifs pour lesquels au slogan « soyez acteur de votre carrière » se substitue petit à petit « construisons ensemble votre parcours et développement professionnel » commente Antoine Solom, Managing Director, LEAD, Ipsos HR Analytics and Consulting Solutions for Engaging Work Cultures and Transformations.

Le réseau professionnel, la solution pour s’orienter et se développer tout au long de sa carrière

Les rencontres avec les professionnels apparaissent aujourd’hui comme le moyen de recrutement qui séduira le plus les jeunes de demain (35%), loin devant les jobboards (17%) ou le forum de recrutement (17%). Les jeunes attendent principalement de ces rencontres de l’information pour mieux s’orienter et se développer professionnellement.

Les jeunes font preuve de nouvelles attentes dans la recherche de leur premier emploi. L’échange avec un collaborateur apparaît ainsi comme le moyen le plus crédible pour se renseigner sur un futur employeur. L’authenticité et la transparence dans ces échanges payent puisque 67% des étudiants auraient plus envie de rejoindre une entreprise après avoir rencontré un professionnel qui partagerait avec eux aussi bien les points positifs que les points négatifs de son entreprise. Ainsi, 88% d’entre eux souhaitent avoir l’occasion d’échanger avec des collaborateurs de l’entreprise dans le cadre d’un recrutement, notamment dans le but de poser des questions qu’ils n’oseraient pas poser à un RH ou à un manager (55%).

Une fois en poste, les jeunes actifs souhaitent continuer ces échanges dans l’entreprise pour faciliter leur développement professionnel (84%), leur onboarding (81%) ou leur mobilité au sein de l’entreprise (76%).

Face à ces attentes, la réalité semble tout autre. 39% des jeunes actifs n’ont pas bénéficié de procédure d’intégration à leur arrivée dans l’entreprise et 41% n’ont pas pu échanger avec des collaborateurs autres que leur manager dans le cadre de leur prise de poste.

« Les 18-30 ans misent sur les rencontres avec des professionnels et l’authenticité de ces échanges pour se projeter dans leur premier emploi et se développer une fois dans l’entreprise. Encore faut-il que ces dernières facilitent ces rencontres en revoyant leurs investissements marque employeur et recrutement pour être en adéquation avec les attentes de ces jeunes » ajoute Frédéric Voyer, co-fondateur de My Job Glasses.

My Job Glasses, le réseau de développement professionnel plébiscité par les étudiants

Alors que 44% des étudiants connaissent My Job Glasses, la plateforme met sa technologie et sa compréhension de l’écosystème économique et académique au service des jeunes afin de leur offrir la possibilité de construire leur propre réseau et de connaître leurs envies professionnelles. Le bouche-à-oreille (36%) et les établissements scolaires ou secondaires (27%) sont d’ailleurs les deux premiers prescripteurs de la plateforme.

Aujourd’hui, près d’1 jeune sur 2 (42%) a rencontré 3 professionnels ou plus sur la plateforme. Parmi eux, 38% ont même rencontré 6 professionnels ou plus. 86% des étudiants qui connaissent My Job Glasses la recommandent aux autres jeunes et 78% la recommandent aux professionnels.

Et la communauté des jeunes sur My Job Glasses est particulièrement engagée : 84% sont prêts à l’utiliser en tant que mentor une fois qu’ils auront trouvé leur premier emploi et 70% dès à présent pour aider un plus jeune sur des sujets liés à leurs études ou leurs précédents stages.

Recruter est une nécessité et un coût pour les entreprises. Il est capital aujourd’hui de mieux organiser ce passage du monde de la formation à celui du travail en ouvrant des passerelles, en faisant connaître les entreprises de l’intérieur, les métiers et les professionnels qui les exercent.

« My Job Glasses a déjà convaincu de grandes entreprises et administrations qu’investir dans leur marque employeur, dans l’humain et accompagner les jeunes sont les meilleurs moyens de réussir leurs recrutements en limitant les risques de démission dans les premières années » conclut Emilie Korchia, co-fondatrice de My Job Glasses.

Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète : « Observatoire National du Premier Emploi – Ipsos pour My Job Glasses – Mars 2022 »  et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.