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De l’orientation à l’emploi : quand les rencontres professionnelles et étudiantes font toute la différence 

Dans un paysage de l’orientation marqué par l’incertitude et les choix par défaut, une conviction s’impose : rien ne remplace la rencontre. À l’occasion de ses 10 ans, My Job Glasses a réuni enseignants, responsables pédagogiques et acteurs de l’enseignement supérieur pour interroger le rôle fondamental de l’échange humain dans les parcours d’orientation et d’insertion professionnelle. Une matinée pour rappeler que, du lycée aux premiers pas sur le marché du travail, oser rencontrer peut tout changer.

Dans un paysage de l’orientation marqué par l’incertitude et les choix par défaut, une conviction s’impose : rien ne remplace la rencontre. À l’occasion de ses 10 ans, My Job Glasses a réuni enseignants, responsables pédagogiques et acteurs de l’enseignement supérieur pour interroger le rôle fondamental de l’échange humain dans les parcours d’orientation et d’insertion professionnelle. Une matinée pour rappeler que, du lycée aux premiers pas sur le marché du travail, oser rencontrer peut tout changer.

Comment s’orienter quand on ne connaît pas les codes du monde professionnel ? Comment construire un projet quand l’information est partout, mais les repères sont rares ? Et surtout, comment redonner toute sa place à l’humain dans des parcours d’orientation et d’insertion souvent désincarnés ?

 

C’est autour de ces questions que My Job Glasses a réuni, le 11 décembre dernier, plusieurs acteurs majeurs de l’enseignement supérieur et de l’orientation : Jean-Amiel Jourdan, Senior Executive Director de HEC Talents, Anne-Marie Hinault, chargée de mission Cordées de la Réussite à l’IUT Paris Rives-de-Seine, Jean-Paul Dumeau, maître de conférences à l’INSA Hauts-de-France et enfin Marielle Lassarat, directrice du pôle Engagement, Entrepreneuriat et Carrière à l’EM Normandie. 

 

À l’occasion d’une matinée d’échanges intitulée De l’orientation à l’emploi : quand les rencontres font la différence, ces enseignants et acteurs de l’enseignement supérieur ont pris le temps de partager leurs expériences et de penser collectivement les parcours d’orientation de demain.

10 ans de rencontres, 10 ans d’enseignements

En ouverture de la matinée, Émilie Korchia, CEO et présidente de My Job Glasses, est revenue sur une décennie d’apprentissage collectif.

 

“Si My Job Glasses fête ses 10 ans, c’est grâce à vous. Vous qui avez mis My Job Glasses au cœur des cursus, vous qui avez fait venir vos étudiants sur la plateforme, rendu cet usage légitime et transformé les pratiques. Tout a commencé il y a dix ans, à une époque où l’on pensait que tout fonctionnerait naturellement, que les jeunes allaient se ruer sur la plateforme. Mais nous l’avons appris avec vous : dans aucune école, il n’existait alors de formation à la démarche réseau.”


Sensibiliser les jeunes à l’importance du réseau, les former… En dix ans, My Job Glasses est passé du statut de startup émergente à celui d’acteur structurant de l’orientation. 

My Job Glasses, c’est aujourd’hui : 

  • 45 collaborateurs
  • 82 000 ambassadeurs
  • 1 million d’échanges

Une présence dans plus de 400 établissements, intégrée aux cursus des universités, IUT, écoles d’ingénieurs et de commerce.

Un développement rendu possible grâce à un travail étroit avec les équipes pédagogiques, convaincues que l’orientation réussie est une orientation préparée“Je suis convaincue qu’une orientation réussie est une orientation préparée. Et sans vous, professionnels de l’éducation, nous ne pouvons rien faire”, a conclu Emilie Korchia. 

Émilie Korchia, CEO et présidente de My Job Glasses

“Quand on n’impose pas, la relation fonctionne mieux”

Jean-Amiel Jourdan, Senior Executive Director de HEC Talents, a partagé le retour d’expérience d’HEC sur un enjeu clé : le mentorat. À HEC, le mentorat existait déjà depuis longtemps, mais il se heurtait à la difficulté de recruter suffisamment d’alumni, à des programmes qualitatifs mais limités en volume, ainsi qu’à un matching mentor / mentoré chronophage et souvent imparfait. “Notre ambition était claire : rendre le mentorat aussi structurant que les stages, et surtout le faire passer à l’échelle sans sacrifier la qualité”, s’est-il souvenu.

 

C’est dans ce contexte qu’HEC a expérimenté la solution de mentorat interne proposée par My Job Glasses, Expérience. Avec un changement de paradigme assumé :

 

  • des critères de matching entièrement personnalisables selon chaque programme,
  • aucun matching imposé, 
  • le choix laissé aux mentorés.
Jean-Amiel Jourdan, Senior Executive Director de HEC Talents

Résultat : 100 % de taux de réussite sur les premiers programmes pilotes. “Le vrai coup de génie, c’est d’avoir redonné le pouvoir de choisir aux mentorés. Quand on n’impose pas, la relation fonctionne mieux.

 

Une logique de co-construction que Jean-Amiel Jourdan résume avec simplicité : “Avec My Job Glasses, on ne travaille pas avec un fournisseur, mais avec un partenaire. »

La rencontre ? “C’est dans l’ADN de l’IUT”

À l’occasion d’une table ronde, trois regards complémentaires ont apporté leur éclairage sur un même enjeu : faire de la rencontre professionnelle un pilier pédagogique, du lycée à l’enseignement supérieur.

 

À l’IUT Paris Rives-de-Seine, la rencontre avec les professionnels n’est pas un supplément au programme : elle en est une composante fondatrice. Comme le résume très bien Anne-Marie Hinault, chargée de mission Cordées de la Réussite, “c’est dans l’ADN des IUT. Dès l’entrée en formation, la démarche réseau est indispensable, que ce soit pour la recherche de stage ou pour comprendre les codes du monde professionnel.” 

 

Les interviews métiers jouent ici un rôle central : elles permettent aux étudiants de confronter leurs représentations à la réalité du terrain, d’éviter les orientations par défaut et de mieux comprendre la diversité des parcours possibles, au sein du BUT comme au-delà. Dans un établissement où près de 50 % des étudiants sont boursiers, l’enjeu est aussi celui de l’égalité des chances. En ouvrant l’accès à des professionnels au-delà des cercles personnels ou familiaux, My Job Glasses sécurise les échanges et permet un suivi pédagogique structuré. 

 

Un levier d’autant plus précieux dans le cadre des Cordées de la Réussite, où la plateforme accompagne les jeunes à chaque étape : découverte des métiers dès la seconde, mentorat pour Parcoursup en Terminale, lutte contre l’autocensure et les stéréotypes de genre.

Anne-Marie Hinault, chargée de mission Cordées de la Réussite, IUT Paris Rives-Seine

Une dynamique qui s’inscrit également dans la logique d’ambassadorat étudiant, comme le permet désormais Entre Jeunes, de My Job Glasses. 

 

“Certains anciens élèves ne sont plus des ambassadeurs de cordée mais de notre propre IUT”, se réjouit Anne-Marie Hinault. Ces derniers deviennent des relais naturels d’information, et transmettent l’expérience réelle de leur formation à des lycéens ou collégiens confrontés aux mêmes doutes qu’eux quelques années plus tôt. 

 

Une façon de faire rayonner leur établissement et de donner corps à une orientation plus incarnée, plus accessible, qui renforce leur propre posture d’acteurs engagés de l’égalité des chances. 

“Quand on n’a pas le réseau familial, il faut un outil pour sortir de l’entre-soi”

À l’INSA Hauts-de-France, la rencontre professionnelle n’est pas historiquement au cœur de la pédagogie des écoles d’ingénieurs. Et pourtant, elle s’impose aujourd’hui comme une évidence. Pour Jean-Paul Dumeau, maître de conférences, les fiches métiers, c’est bien mais cela reste théorique. Les échanges permettent aux étudiants de relier leurs enseignements théoriques aux réalités concrètes des entreprises, de découvrir des secteurs peu visibles ou émergents, et surtout d’ouvrir les parcours. 

 

Car l’enjeu est aussi profondément social. “Quand on n’a pas le réseau familial, il faut un outil pour sortir de l’entre-soi. Sinon, on reproduit les mêmes trajectoires” rappelle-t-il. Le travail mené autour du Personal Business Model Canvas aide alors les étudiants à structurer leur projet, à s’approprier le vocabulaire professionnel et à mieux comprendre les attentes du marché.

Jean-Paul Dumeau, maître de conférences INSA Hauts-de-France

À l’EM Normandie, enfin, la rencontre professionnelle est pensée comme un véritable levier d’audace. Marielle Lassarat, directrice du pôle Engagement, Entrepreneuriat et Carrière, l’affirme : “Dès la première année, on apprend aux étudiants à oser. Oser contacter, oser poser des questions, oser demander de l’aide. L’intelligence collective est essentielle.” 

 

Les entretiens réseau sont préparés, débriefés et inscrits dans une logique de montée en compétences progressive. Les étudiants y apprennent les codes professionnels, la posture, l’aisance orale, mais aussi à devenir mentors à leur tour.

Marielle Lassarat, directrice du pôle Engagement, Entrepreneuriat et Carrière EM Normandie

La rencontre comme catalyseur de compétences et d’égalité des chances

Au fil de la matinée, un constat s’est imposé avec évidence : la rencontre agit comme un véritable déclencheur. En confrontant les étudiants à des parcours réels et des récits incarnés, elle leur permet de mieux comprendre les codes du monde professionnel et d’en décrypter les attentes. 

 

Peu à peu, les étudiants apprennent à formuler leurs questions, à structurer leur réflexion, à organiser leurs démarches et à gagner en assurance. Ils se présentent mieux, détaillent leur projet professionnel avec précision, tout en respectant les codes attendus sur le marché du travail. Ce sont des compétences transversales, rarement acquises dans les cours magistraux, mais essentielles pour construire son avenir. 

L'équipe de My Job Glasses

La rencontre, qu’elle soit professionnelle ou étudiante (grâce à Entre Jeunes) offre une projection là où il n’y avait parfois que de l’incertitude. Elle aide les étudiants à passer d’une orientation abstraite à des choix plus éclairés, fondés sur la réalité des métiers. 

 

L’impact de la rencontre professionnelle et étudiante est aussi profondément social. Ouvrir l’accès à des réseaux jusque-là invisibles ou inaccessibles, c’est contribuer à rompre l’isolement de nombreux étudiants, à limiter la reproduction des trajectoires sociales et faire cesser l’entre-soi présent dans certaines formations.

 

Là où le capital relationnel fait défaut, la rencontre crée des ponts. Elle rééquilibre les chances, redonne de la légitimité à ceux qui doutent, et permet à chacun de devenir acteur de son propre parcours, quels que soient son origine ou son environnement.

 

Après dix ans de travail collectif, My Job Glasses continue d’avancer aux côtés des établissements, avec une ambition intacte : faire de chaque rencontre une opportunité décisive dans le parcours des jeunes.

 

Que vous découvriez My Job Glasses ou que vous soyez déjà partenaire, ces usages peuvent s’adapter aux enjeux de votre établissementIntégration dans les cursus, mentorat, ambassadorat étudiant ou accompagnement de publics spécifiques : nos équipes accompagnent les acteurs de l’enseignement supérieur pour construire des dispositifs adaptés à leurs objectifs pédagogiques.

 

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