Depuis vingt ans, Aurélie est technicienne métiers de l’image au sein de l’Armée de l’air et de l’espace. Concrètement, cela signifie que c’est elle qui réalise les reportages photo et vidéo sur sa base aérienne. Entrée presque par hasard dans l’institution, elle y a trouvé un cadre qui lui correspond. Son poste l’amène aujourd’hui à concilier engagement militaire et production audiovisuelle, au plus près du terrain. Et au fil des années, elle a construit une trajectoire solide, désormais orientée vers la transmission.
“Je n’ai pas vraiment choisi l’armée, c’était un peu par hasard”, s’amuse Aurélie. À 42 ans, cette dernière est technicienne métiers de l’image dans l’Armée de l’Air et de l’Espace sur la base aérienne 702 Avord, en région Centre-Val de Loire.
Depuis le 1er septembre 2005, elle exerce un métier à la croisée de l’engagement militaire et de la création audiovisuelle.
Quand la passion du sport mène à l’armée
Après un bac scientifique, cette grande passionnée de sport s’oriente vers des études de STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Autour d’elle, des amis déjà engagés dans l’armée lui parlent du concours. Ça tombe bien : Aurélie se sent un peu jeune pour exercer certains postes dans le civil.
“On me proposait des postes de prof de sport en zones difficiles. Ce n’était pas ce que je voulais. Alors, je me suis dit : l’armée, pourquoi pas. J’ai signé un premier contrat et j’ai tout de suite adhéré à l’univers militaire. L’esprit d’équipe et l’absence de routine, ça m’a plu.”
Au concours d’entrée, les résultats d’Aurélie l’orientent vers la spécialité photo. Recrutée comme sous-officier, elle suit d’abord quatre mois de formation militaire, puis une formation de spécialité de dix mois. “L’enseignement correspondait à l’équivalent d’un BAC photo : théorie, pratique, évaluations. À la différence près qu’il faut intégrer les exigences propres au cadre militaire et les règles spécifiques aux reportages en environnement sensible”, précise-t-elle.
“Avant d’être photographe ou vidéaste, je suis militaire”
Mais “technicienne métiers de l’image”, qu’est-ce que cela signifie, au final ? Le pluriel a son importance, souligne Aurélie, qui porte plusieurs casquettes : photographe, vidéaste, infographiste.
Au cœur de la base aérienne 702 Avord, elle participe à toute la chaîne de communication interne et externe. “On retranscrit en images tous les événements qui se passent sur la base : cérémonies militaires, visites d’autorités ou d’entreprises militaires et civiles, compétitions sportives, exercices opérationnels.”
Les reportages sont diffusés en interne, sur les sites de la Défense par exemple, et alimentent aussi la communication externe, notamment pour faciliter le recrutement, et montrer ce qu’est réellement la vie sur une base aérienne. “On couvre tout de A à Z”, souligne-t-elle.
Mais Aurélie rappelle un point essentiel. “Avant d’être photographe ou vidéaste, je suis militaire. L’Armée de l’air et de l’espace est une armée de spécialistes, mais ses membres peuvent être mobilisés sur d’autres missions, comme la protection de base aérienne ou l’opération Sentinelle.”
“L’Armée de l’air et de l’espace est la plus féminisée des armées françaises”
Après vingt ans d’exercice, Aurélie ne se lasse pas. Ce qu’elle préfère, c’est la polyvalence. L’absence de routine. Le sentiment d’appartenir à une seconde famille. “On est souvent entre collègues. Il y a beaucoup de cohésion, d’entraide.” Sans oublier la possibilité d’allier ses deux passions : la photo, oui, mais aussi le sport. “Dans l’armée, je peux continuer à vivre ma passion pour le sport, se réjouit-elle. Je peux faire du sport quotidiennement sur mon lieu de travail. C’est le rêve.”
Ambassadrice très active de My Job Glasses (près de 400 rendez-vous en 5 ans !), Aurélie échange souvent avec des jeunes filles qui se questionnent sur la place des femmes dans l’armée. “L’armée reste une organisation structurée, avec une hiérarchie, des hommes et des femmes, comme partout ailleurs. La différence, c’est que le grade porté sur les épaules clarifie les relations et le positionnement de chacun.”
Pour être une femme dans l’armée, “il faut du caractère, savoir trouver sa place”, ajoute-t-elle. “Être trop introvertie peut être un désavantage, mais les femmes sont très bien intégrées. L’Armée de l’air et de l’espace est d’ailleurs la plus féminisée des armées françaises !”
“Quand je passais mon bac, j’aurais aimé avoir une plateforme comme My Job Glasses”
Sur My Job Glasses, Aurélie voit un prolongement naturel de son engagement. “Je fais ça avec vraiment beaucoup de plaisir, insiste-t-elle. Je me mets à la place des jeunes. J’ai quatre enfants, dont une au lycée qui se pose plein de questions. Quand je passais mon bac, j’aurais aimé avoir une plateforme comme My Job Glasses. Je trouve ça très concret.”
Cet engagement, c’est aussi une façon pour Aurélie de briser certains a priori. “Beaucoup de gens ont des idées reçues sur l’armée. C’est important de transmettre aux jeunes les différentes informations que j’ai, tous les bons côtés de l’armée”, ajoute-t-elle. La bonne surprise, c’est l’intérêt massif qu’Aurélie reçoit pour son métier de photographe/ vidéaste. “Je ne pensais pas que tant de gens s’intéresseraient à mon métier. Les jeunes sont très curieux et pertinents.”
Aujourd’hui cheffe de service, Aurélie encadre des jeunes et n’oublie pas de mettre l’accent sur la transmission. Partager un savoir-faire, mais aussi une manière d’aborder le métier, avec exigence et une passion intacte, vingt ans après.
Et maintenant ?
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