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Vétérinaire, viticulteur, technicienne en reproduction animale… Ils nous parlent de leur passion pour le secteur agricole

Vétérinaire, viticulteur, technicienne en reproduction animale… Ils nous parlent de leur passion pour le secteur agricole

Alicia Finet, Grégory Chardon et Eric Geay ont des parcours bien différents mais ils partagent la même passion pour l’agriculture et l’agroalimentaire. Au contact du vivant, sur le terrain, chacun raconte auprès de My Job Glasses son métier, ses réalités du quotidien ainsi que les convictions qui guident son engagement. Trois parcours, trois regards, une même envie : faire vivre et évoluer les métiers de leur secteur. 

“Mes échanges sont d’une richesse que je n’aurais jamais connue dans un bureau.” Grégory Chardon, producteur de fruits situé en Auvergne-Rhône-Alpes, ne regrette pour rien au monde d’avoir choisi les champs plutôt que les open space. Depuis 25 ans, il gère l’exploitation familiale bâtie par son grand-père, et produit des fruits, des pêches, des abricots, des cerises et des vignes. 



“Ma grande satisfaction aujourd’hui, c’est d’avoir les moyens et les leviers pour contribuer au bien-être animal”

Selon Grégory, c’est “la motivation et la passion” qui l’animent. “Planter un arbre et arriver à la récolte (…), ramasser de très bons fruits. Avoir une équipe qui m’entoure, et, qu’ensemble, on forme un noyau solide.”

 

Alicia Finet, 22 ans, technicienne en reproduction animale, se rêvait d’abord vétérinaire. Mais elle effectue un BTS Productions Animales en apprentissage, puis poursuit une licence en conseil génétique et en reproduction animale. Elle obtient un CDI immédiatement dès sa formation et épaule aujourd’hui les éleveurs dans la reproduction de leur cheptel, notamment les bovins. 

 

Ce qui l’épanouit au quotidien ? Les rencontres. “C’est vraiment gratifiant de collaborer et de participer, d’une certaine manière, à la production des éleveurs.(…) C’est un milieu en tension, tant financière que sociale, auquel on doit apporter du soutien.”

 

Les animaux, Eric Geay connaît bien lui aussi. D’abord vétérinaire “classique”, il est désormais ce que l’on appelle vétérinaire conseil en élevage. Tourné vers la prévention, il œuvre à la bonne santé des animaux qu’il suit dans les exploitations agricoles. 

 

À l’heure où le bien-être animal est une question cruciale dans la filière, c’est, selon lui, un métier d’avenir. “Je dirais qu’avant, j’avais beaucoup de frustration à essayer de soigner des animaux qu’on savait déjà perdus. Ma grande satisfaction aujourd’hui, c’est d’avoir les moyens et les leviers pour contribuer au bien-être animal. Quand je conseille des protocoles de vaccination, et que l’année d’après, on me dit que ça s’est bien passé, j’ai la faiblesse de penser que c’est parce que j’ai fait du bon boulot (rires).”

Viticulteur, un métier au coeur de l’innovation

La plus grande satisfaction de Grégory Chardon, c’est d’être au plus près de l’innovation. Celui-ci effectue des recherches variétales sur les pêches nectarines et les sanguines, par exemple. “Au niveau de la protection phytosanitaire, on fait aussi beaucoup d’observations dans nos vergers. Je me suis entouré d’un nouveau cabinet de conseil pour progresser techniquement et développer des méthodes alternatives. On fait moins de traitement systématique : on essaie de trouver un équilibre où le verger lutte quasiment seul contre les ravageurs et la maladie.”

 

Travailler dans le secteur agricole implique néanmoins de relever de nombreux défis. Alicia déplore par exemple la mauvaise réputation qui continue d’entourer sa profession. “On reçoit beaucoup de critiques, je trouve. Les personnes hors agriculture ne comprennent pas toujours le principe de ce que je fais”

 

Eric Geay, lui, doit gérer de suivre des animaux destinés à l’abattoir. “Je le vois comme une sorte de responsabilité, assure-t-il. On sait qu’on est un maillon de la chaîne pour garantir une alimentation de qualité. Travailler sur cet aspect donne du sens à notre métier. (…) La rentabilité, cela passe aussi par le bien-être des animaux.” 

“Ça reste un métier gratifiant”

Grégory Chardon l’admet : ”On a tout de même un métier difficile. Il y a toujours des imprévus : de l’orage, de la grêle, du gel, une crise fruitière, un problème sanitaire. (…) Il faut de la gnaque, ne jamais rien lâcher dans les difficultés. Quand on fait une bonne saison, de bons volumes, qu’on récolte des fruits de qualité, c’est le travail de l’année qui est récompensé.”

 

Et si le changement climatique rend le métier parfois plus complexe, “il ne faut jamais baisser les bras.” “On peut avoir deux ou trois années difficiles, et puis la quatrième est d’un seul coup exceptionnelle. Ça reste un métier gratifiant.” 



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