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Une carrière sans trajectoire linéaire, c’est possible. Réorientation, reconversion, parcours atypiques… Ils témoignent

Une carrière sans trajectoire linéaire, c’est possible. Réorientation, reconversion, parcours atypiques… Ils témoignent.

Certains ont la flamme depuis l’enfance. La certitude de leur vocation chevillée au corps. Et ils s’y tiennent jusqu’à la fin de leur carrière. D’autres – ils sont de plus en plus nombreux – débutent dans un domaine, puis réajustent la trajectoire, évoluent. Que ce soit en début, milieu, ou fin de carrière. Ce sont des parcours atypiques, riches en surprises, qui démontrent que rien n’est jamais entièrement tracé. Nous les avons interrogés. 

Florence Rivest-Maret en est certaine : “Les jeunes n’apprennent pas à l’école qu’on a le droit de se tromper et qu’il faut oser. Oser évoluer, changer de vie, de voie ou saisir des opportunités.” 

“C’était un peu fou, mais on n’a jamais regretté”

Cette Business Manager sait de quoi elle parle : changer de vie, elle l’a fait plusieurs fois au cours de sa carrière. D’abord chef de produit dans le marketing, puis chef de groupe dans le commerce et la gestion de réseau, elle n’a pas peur de quitter la métropole pour s’installer aux Antilles il y a un peu plus de 20 ans. “C’était un peu fou, mais on n’a jamais regretté.” 

 

Cette Lyonnaise d’origine pilote aujourd’hui depuis la Guadeloupe le développement de marques emblématiques sur plusieurs territoires d’Outre-mer pour la marque Mondelez. Et s’épanouit dans son rôle. “J’aime le côté mouvant, les consommateurs qui changent, les outils qui évoluent, les défis à relever, nous confie-t-elle. L’agroalimentaire, c’est du concret, du vivant, ça touche tout le monde. Je travaille aussi avec des interlocuteurs très variés : du merchandiser local au directeur d’un Carrefour ou au Responsable des achats. Et puis, il faut être curieux, se réinventer, toujours apprendre.” 

 

“Je me suis dit que des études de droit me serviraient toujours"

 À 31 ans, Sindy, est elle-même en pleine transition professionnelle. “À l’école, je n’ai pas souvenir d’avoir appris à construire un projet professionnel, déplore-t-elle. J’ai peut-être eu des conseillers d’orientation au collège, mais je ne m’en souviens pas.”

Elle fait des études de droit un peu par défaut. “Je me suis dit que des études de droit me serviraient toujours, parce que c’est un domaine assez large.” Après quelques stages, elle devient “de fil en aiguille” formaliste dans une étude notariale. 

 

La passion du métier n’est pas là. La lassitude, elle, prend de l’ampleur. Sindy décide alors de se reconvertir et de se lancer dans les Ressources humaines. “Je me suis dit : J’ai 30 ans, il m’en reste 37 à faire, ça risque d’être long si je m’ennuie déjà ! J’avais besoin d’être en lien avec d’autres personnes, d’être dans une logique d’accompagnement, une logique du mieux-être. “

Sur My Job Glasses, grâce à des échanges avec des professionnels des Ressources Humaines, Sindy solidifie son dossier de reconversion. 

 

C’est chouette d’avoir cette opportunité de rencontrer des professionnels. J’ai échangé avec des personnes qui étaient passionnées. C’est revigorant de voir des personnes portées par leur métier, surtout quand on ne l’est pas soi-même. J’ai eu notamment beaucoup d’échanges avec des ambassadeurs du groupe Saint-Gobain. C’était vraiment très intéressant. Restituer ces entretiens dans mon dossier de reconversion professionnelle m’a beaucoup aidée. Ça a été également décisif pour appuyer la pertinence de mon projet.” En septembre 2025, elle débute une alternance d’assistante RH en insertion professionnelle. 

“Ce n’est pas parce qu’on se destine à un métier en sortie d’études qu’on fera ce métier toute sa vie”

Qualiticienne chez Liebherr Aerospace, Julie Kurek a elle aussi changé de trajectoire. Plusieurs fois, même.  “Moi, à la base, je suis issue d’une formation en langues, j’ai un DEUG en langues étrangères”, s’amuse celle qui se spécialise par la suite dans l’œnotourisme, et le développement touristique des domaines viticoles français. 

 

Après six ans à gérer toute la partie relation client, gestion des commandes, douane, livraison, achat, ainsi que la relation fournisseurs, Julie Kurek a envie de “voir autre chose.” Dans la ville où elle exerce, Toulouse, l’aéronautique occupe une grande place. C’est, pour elle, l’occasion de se lancer. “Je ne connaissais rien à cette industrie mais je me suis dit que j’allais quand même tenter ma chance. Pour moi, cela reste de la relation client.” 

 

Pari réussi : Julie Kurel commence à travailler pour Liebherr-Aerospace Toulouse en 2019, d’abord à un poste de gestionnaire administration des ventes, avant d’évoluer en tant que qualiticienne. Sur My Job Glasses, elle distille désormais ses conseils auprès des jeunes. “En sortant de mes études, je ne pensais pas que je travaillerais dans l’aéronautique, mais j’ai toujours été portée par la responsabilité et la relation client, admet-elle. Je me suis dit qu’il fallait que je partage cette expérience. C’est intéressant de montrer que ce n’est pas parce qu’on se destine à un métier en sortie d’études qu’on fera ce métier toute sa vie.” 

“Je n’étais pas du tout destiné à devenir ingénieur”

Et ce n’est pas parce que le parcours scolaire est “mouvementé”, comme celui de Thibault, qu’on ne peut pas prétendre à une carrière passionnante. Aujourd’hui ingénieur aéronautique support chez Dassault Aviation, sa trajectoire était loin d’être prédéterminée. “Dans un premier temps, je n’étais pas du tout destiné à devenir ingénieur, assure-t-il. J’ai d’abord passé un bac S option SVT. Mais ensuite, je me suis orienté vers une classe préparatoire de grandes écoles. J’y ai passé un an, cela a été très formateur.”


Thibault n’aime pas le système de compétition de la classe préparatoire. Il ne s’y sent pas à l’aise. Mais c’est justement ce qui l’aide à faire le point sur ce qu’il aime vraiment : l’aéronautique. Après une double licence physique-chimie / mathématiques, il rejoint une Licence 3 d’IMSAT (Ingénierie et Maintenance des Systèmes pour l’Aéronautique et le Transport) et fait un master Maintenance Aéronautique en alternance. 


“Voir à quel point l’humain arrive à assembler des machines capables de voler plusieurs fois à la vitesse du son, arrive à faire voler des passagers sur des dizaines de milliers de kilomètres en quelques heures… c’est un domaine auquel je voulais absolument participer”, s’émerveille-t-il toujours. 

“Finir ingénieur, c’est une revanche, une manière de conjurer le sort”

Les parcours scolaires non linéaires, Olivier Derroisne, inspecteur contrôleur de systèmes spatiaux/ orbitaux chez Thales Alenia Space, connaît bien. Avec un bac pro en productique mécanique en poche, il intègre une usine de mécanique de précision à Monaco pendant 11 ans. “J’y ai exercé différents postes : galvanoplastie, tôlerie, montage, assemblage.” 

 

Entré chez Thales en 2001 en tant que contrôleur qualité, il passe en 2025 son diplôme d’ingénieur, soit plus de 20 ans après le début de sa carrière. “Finir ingénieur, c’est une revanche, une manière de conjurer le sort d’un parcours scolaire peu classique. Pour quelqu’un qui avait du mal avec l’école et cherchait du sens aux apprentissages, j’ai aujourd’hui un parcours atypique qui mérite d’être partagé. Avec la maturité, l’expérience, les années de pratique, je maîtrise mon sujet.”

 

Rien ne sert de courir, donc, il faut partir à point. Florence Rivest-Maret ne cesse de le répéter aux étudiants qu’elle rencontre sur My Job Glasses. “Ils veulent tout faire trop vite ! Ils pensent qu’il faut finir les études au plus tôt pour “travailler enfin”. Je leur dis : prenez le temps. Faites des stages, multipliez les expériences, testez des secteurs, partez à l’étranger pendant vos études. C’est le moment idéal pour apprendre, s’ouvrir et se découvrir, ouvrez votre champ des possibles.

Et maintenant ?

Vous aussi vous n’avez pas un parcours linéaire ? Vous êtes en reconversion professionnelle, réorientation post-bac ou vous cherchez à changer de voie en fin de carrière ? Il y a forcément un ambassadeur My Job Glasses qui est déjà passé par vos questionnements et qui saura vous aider. 

 

Pour cela, il vous suffit de vous inscrire !

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